Première visite ? Inscription Connexion | aide
Vous avez 0 nouveaux mails
logo camoo Actualités
Viols d'enfants en Centrafrique : "Des allégations pas prises au sérieux par l’ONU"
image info

L’affaire est embarrassante pour les Nations unies et l'état-major français. Le rhttp://www.france24.com/fr/20150429-centrafrique-abus-sexuels-armee-francaise-enquete-justice-bangui-enfants-onu-unicef>apport de l'ONU faisant état de viols sur des enfants commis par des soldats français engagés dans le maintien de la paix en http://www.france24.com/fr/20150429-soldats-francais-accuses-pedophilie-centrafrique-minusma-rapport-onu-bangui-enfants-guardian>Centrafrique a provoqué un branle-bas de combat au sein des deux institutions. Mais ce rapport aurait bien pu rester confidentiel sans l’intervention d’une femme.

http://www.aidsfreeworld.org/About-Us/Who-We-Are/Paula-Donovan.aspx>Paula Donovan, directrice de AIDS-Free World, - une ONG qui travaille sur les cas de viols et d'abus sexuels commis lors des missions de maintien de la paix -, s’est procuré le rapport consignant les témoignages des victimes présumées. Effarée par le dossier et bien décidée à le révéler au grand jour, la directrice de l'organisme a remis les documents compromettants entre les mains des journalistes du quotidien britannique "The Guardian".

"Le lanceur d'alerte aurait suscité plus d'intérêt que le manque d'attention de l'ONU pour les victimes et les auteurs de ces crimes, affirme mercredi 29 avril la directrice sur l’antenne de France 24. C'est pour cela que j'ai décidé de contacter un journaliste du 'Guardian' qui parlerait de cette histoire. Parce que ces allégations de graves crime sexuels ne sont vraiment prises au sérieux par les Nations unies que quand l'organisation est elle-même en danger d'être publiquement exposée par les médias pour la façon dont elle a su gérer ou non la situation."

Soutien psychologique

Les Nations unies, qui avaient ouvert une enquête au printemps 2014 et recueilli ces témoignages, ont transmis en juillet dernier le rapport d'enquête aux autorités françaises, au mépris des procédures de l'organisation. Le responsable de l'ONU incriminé a depuis été suspendu le 17 avril et fait l'objet d'une enquête de l'institution, a confirmé le porte-parole adjoint de l'ONU Farhan Haq.

Depuis l'ouverture de l'enquête en France, des magistrats militaires se sont rendus à leur tour en Centrafrique pour recueillir de nouveaux témoignages.

L'Unicef, qui a également pris part à l'enquête onusienne et interrogé les enfants qui s'étaient plaints d'abus sexuels, les a "confiés à des ONG partenaires présentes sur le terrain pour qu'ils puissent recevoir un soutien psychologique", selon le porte-parole de l'Unicef basé à Dakar, Thierry Delvigne.

Paris a lancé en décembre 2013 lhttp://www.france24.com/fr/20140805-centrafrique-combats-soldats-francais-sangaris-ex-seleka-nord-batangafo-anti-balaka-musulman-chretien>'opération Sangaris et déployé 2 000 militaires avec l'aval de l'ONU pour restaurer la sécurité en Centrafrique. Il s'agissait de mettre fin aux massacres commis sur des civils tant par la rébellion Séléka (qui visait les chrétiens) que par les milices anti-bakala (qui s'en prenaient aux musulmans).

Donnez une note à cette news
Envoyer votre commentaire
Publie comme
0 Commentaires
Les plus anciens | Les plus récents | Les plus appreciés | Plus commentés
Envoyer votre commentaire